Nous
profitons de la fraîcheur relative du matin dans le jardin de la pension
Sarah où poussent, on ne sait pas quel miracle, bougainvillées,
papayers, et cactus de toutes formes. . . . . Nous comprendrons
plus tard qu'ils sont arrosés par l'eau des douches récupérée.
Moussa nous
prend en charge vers 9 h avec 2 autres touristes
venus ici pour le Fespaco, et nous partons visiter le quartier
des artisans du bronze. Depuis le
modelage de la cire, jusqu'au ponçage des pièces, toutes uniques, en
passant par la fusion du bronze, nous verrons tout.
Nous admirons
encore
une fois leur savoir faire et leur ingéniosité. En partant, nous
marchandons, puisqu'il le faut, quelques petites statuettes. Mais, ayant
vu le travail effectué, nous ne mettons pas beaucoup d'ardeur dans ce
marchandage.
Ensuite,
nous allons nous reposer chez Moussa en attendant le départ du bus pour
Biba vers 15 h.
Là,
inimaginable tout ce qui est enfourné dans les soutes (même quelques
poulets vivants , qui le seront encore à l'arrivée . . . j'ai
vérifié !) et empilé sur le toit. Quand tout est en ordre, on procède
à l'appel des passagers pour éviter la bousculade.
Le
trajet devrait se faire sans encombre car le bus n'est pas en mauvais
état, mais c'est compter sans le contrôle de police, à la sortie de
la ville, où on découvre 5 passagers sans papiers. Donc palabres
pendant une bonne 1/2 h avant de redémarrer.
La
musique africaine nous berce tout le long du trajet (j'aime beaucoup ,
heureusement !)
Vers
21 h, à la nuit noire, nous arrivons enfin à Biba où Siaka, le
délégué du village, et quelques autres nous accueillent. On nous
restaure, malgré l'heure tardive pour eux puis on nous montre notre
chambre (qui est celle de notre hôte d'ailleurs).