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Mardi 6 Mars

Au réveil, l'hôtel nous apparaît moins providentiel car il est d'une propreté douteuse. C'est notre guide,  Luc Séré Séydou , contacté par courrier depuis la France , qui nous y a réservé une chambre car il y a un bureau (?). C'est dommage car si les prestations de Luc seront satisfaisantes, nous ne garderons pas un bon souvenir de l'hôtel (à éviter) et nous regretterons la "Pension Sarah" pourtant fort modeste. 

C'est aujourd'hui "Tabaski", grande fête musulmane. C'est donc jour férié et tout est fermé ou presque.  Nous en profitons pour nous repérer dans la ville et voir la vieille mosquée.

Vers 10h, retour à l'hôtel car il n'y a pas grand chose à faire. C'était sans compter sur l'hospitalité burkinabé puisque , vers 11 h, Luc, notre guide qui doit nous accompagner dans notre périple de 3 jours autour de Bobo, nous invite à manger chez lui pour fêter Tabaski. Là, la maison très moderne de Luc (il gagne bien sa vie avec les touristes), est pleine d'amis, de parents, de voisins ( chrétiens aussi bien que musulmans d'ailleurs) et c'est un moment d'échanges intéressants. Nous nous laissons tenter par le riz sauce et les brochettes de foie le tout arrosé de thé vert. "Un sac vide ne tient pas debout"nous dit notre guide . . . alors nous l'écouterons et nous ferons honneur aux plats.

En  fin d'après midi, nous remontons le boulevard de la révolution où déambulent les familles qui ont revêtu pour l'occasion leurs plus beaux boubous. Nous ne nous lassons pas de les admirer et les sourires qu'ils nous rendent nous montrent le plaisir qu'ils ont à être remarqués. Les petites filles en particulier, habillées du même boubou que leurs grandes sœurs sont radieuses. Quant à leurs coiffures, magnifiques et toutes différentes, elles démontrent leur talent et leur patience. C'est un vrai festival de couleurs. Nous nous sentons bien tristounets avec notre peau blafarde et nos habits de routards.

Le soir, nous sommes encore les invités chez Luc qui veut nous faire goûter le couscous fonio (pas mauvais, mais je préfère le riz sauce). La soirée se passe devant la télé que notre hôte est fier de nous montrer, comme il est fier de nous faire écouter les dernières nouveautés de musique africaine. 

C'est avec regret que nous devons lui demander de nous ramener à notre hôtel. Hélas, la voiture a un pneu à plat et nous rentrerons,  Claude puis moi, à mobylette conduite par un parent de Luc. Pour ma part, la perspective de traverser en pleine nuit les quartiers les plus pauvres de Bobo à l'arrière d'un engin dont je ne suis même pas sure qu'il fera le trajet sans tomber en panne, ne manque pas de m'inquiéter. Mais la promenade se révélera agréable et sans danger.

Mercredi

C'est un jour consacré aux taches matérielles : banques, cartes postales, lessive, achat de souvenirs etc . . . Nous flânerons en fin d'après midi entre les échoppes du vieux marché car le nouveau est encore en construction.