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Bobo Dioulasso

Lundi 5 Mars 

Le voyage vers Bobo sera plus pénible.

De Biba à Koudougou, pas de problème : c'est le même bus qu'à l' aller, très correct même si nous mangeons un peu de poussière. L'ambiance est vraiment africaine, au meilleur sens du terme : les passagers s'interpellent d'une rangée à l'autre ,  les plaisanteries entre ethnies (Mossi et Samo) fusent, chacun y va de sa petite histoire  et nous en profitons quand elles sont en français. Moussa, qui a un sens de l'humour développé, s'en donne à cœur joie. Hélas, nous nous séparons à Koudougou, puisqu'il doit rentrer à Ouagadougou. Sa gentillesse et sa bonhomie vont très vite nous manquer.

Notre nouveau bus de Koudougou à Bobo, doit partir à 12 h, mais nous attendons bien 1 h dont 3/4 h dans un bus surchargé et surchauffé, avant de démarrer . . . et ceci pour cause d'arrimage de marchandises sur le toit. Et quelles marchandises : sans parler de la trentaine de sacs des voyageurs, nous voyons passer devant les fenêtres, une dizaine de mobylettes, des dizaines de sacs de riz et de patates, des caisses de bières, des pneus . . . et tout ça s'entasse sur plus d'une fois la hauteur du bus !

Je commence à m'inquiéter. . .  le chauffeur aussi. On décharge quelques sacs, mais les voyageurs à qui ils appartiennent protestent. On recharge et en tanguant beaucoup, le bus démarre. Nous sommes déjà morts de chaud et serrés comme des sardines. Une pintade me picore les mollets.

Il serait trop long d'énumérer toutes les causes d'arrêts intempestifs : cela va de l'âne que l'on écrase et qu'il faut déclarer, des contrôles de douanes et de police jusqu'aux roues qui chauffent car elles frottent sur la carrosseries. Nous mettrons 7 heures pour arriver à Bobo qui n'est qu'à 262 km.

Là, direction l'hôtel Handalaye où une bonne nuit nous fera oublier ce voyage. cauchemardesque.