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Biba (suite) L’après-midi se déroule à l’ombre, en palabres de toutes sortes autour d’ un canari d’eau fraîche : ils ont tant de choses à nous demander, et nous tant de choses à apprendre. Les uns arrivent les autres partent ; le temps passe ; c’est l’Afrique ; on est bien.Au bout d’un moment, je laisse les hommes entre eux pour aller discuter avec l’une des 2 femmes, la mère et la belle-sœur de Siaka . Elles sont très avides de connaître notre vie autant que nous le sommes de connaître la leur. Quelques enfants sont là aussi. L’un d’eux, qui est en 5ème, traduit fort bien nos échanges.
Dès que la fraîcheur (relative) s’installe, nous poursuivons notre visite du village avec Siaka, Bintou et Joseph le technicien agricole de Toma. Nous verrons la maternité, où 2 bébés viennent de naître, le dispensaire, la pharmacie ainsi que les panneaux solaires et les équipements qui alimentent en électricité ces installations, l’école Biba 2 où une classe reste à meubler,. Ils souhaiteraient bien un autre instituteur car beaucoup d’enfants ne sont pas encore scolarisés faute de place. Pour finir, nous allons voir la future cabine téléphonique alimentée , elle aussi, par des cellules photo-voltaïques, installée avec du matériel français qui n’est plus utilisé chez nous. Il ne manque plus que le N° et le combiné téléphonique qu’ils attendent depuis plus d’un mois (et oui : l’administration burkinabé traîne aussi). Nous réalisons combien, petit à petit, avec ces équipements, leur vie a du s’améliorer depuis une dizaine d’années. Mais il reste encore beaucoup à faire et cette visite nous motive davantage pour leur donner un coup de main. Le soir, nous avons l’impression d’être là depuis des jours tant cette journée a été dense. Après quelques danses spécialement exécutées pour nous par un groupe de jeunes du village, nous faisons nos adieux car nous partons de bonne heure le lendemain matin. Quelques personnes seront là malgré tout pour attendre le bus avec nous et nous profiterons encore un peu les uns des autres. Cet accueil au village est une expérience encore unique pour nous et nous les quittons avec un petit pincement au coeur en nous disant qu'il n'est vraiment pas pensable de ne pas y revenir un jour. |